Petit poney bai, hongre de 155 cm, de race Selle Français. Un petit bout de poney que je trouve superbe. Le genre de poney qu'on aime monter car il nous apprend vite. Tu étais mon genre de poney. Petit, mais plutôt grand pour moi car je n'étais pas très grande. Bref, petit et rapide. Facile à monter mais pourtant compliqué. Oui, Meusieur tapait ses coups de speed. Mais moi je l'aimait le Meusieur. Je l'aime. Il m'a tellement apporté. A moi, ma façon d'être, de vivre, de penser. Il était tout. Oui petit poney, tu étais tout. Mais il y a une fin à tout. Et cette fin, est arrivée un peu trop vite. Il y a un jour où tout s'est arrété. Ce 3o Juin 2oo7, je m'en souviens encore. Depuis plusieurs mois, je savais que tu partirais à la retraite, une retraite bien méritée. Mais ce jour là, quand je t'es monté pour la dernière fois, j'ai réalisé que la fin était là. Qu'elle approchait à grand pas. Et puis le lendemain, je n'ai pas pu te monter, mais je me suis occupée de toi. Cette fois, c'était vraiment la dernière fois. Le o1 Juillet 2oo7. Assise dans ton box, je te regarde manger. Moi je suis là, à pleurer. Et tu t'es approcher de moi, tu as posé le bout de ton nez sur ma tête comme pour me dire au-revoir et me réconforter. Car tu savais le faire mieux que quiconque.Je te racontais tout, tu savais tout de moi, et chaque fois que ça n'allait pas, je sais que tu le sentais. Parce qu'à chaque fois tu venais vers moi et tu fesais toujours la même chose. Tu mettais ton nez sur ma tête et tu ne bougeais pas. Et si tu savais à quel point ça me réconfortait, et surtout à quel point ça me manque. Parce que le jour où je t'ai dit au-revoir pour la dernière fois, j'ai senti que mon coeur se fendait, qu'un vide immensément grand se creusait à l'intérieur et qu'il me serait impossible de le refermer, ni même de le combler. Alors j'ai laisser faire. Le temps n'y a rien changé. Chaque nuit je revivais ce jour comme un cauchemard. Chaque jour mes pensées partaient sur toi. Tu sais, cette flamme qu'on a en soi quand on est heureux, je sentais la mienne s'éteindre petit à petit. J'éspérais chaque jour te retrouver, te revoir, te resserrer dans mes bras, t'embrasser, te carresser, te remonter et tout refaire comme avant. Mais après presque deux ans, je commençais à baisser les bras, à perdre tout espoir de te revoir. Je commençais à me dire que notre histoire était vraiment finie, qu'il était temps que je tourne la page et que j'avance. Comme si de rien n'était. C'est ce qu'on m'a dit, mais moi je ne pouvais pas. Et je crois que j'ai bien fait. Car ce 2o Mars 2oo9, alors que ça fesait 1 ans & 8 mois & 19 jours précisément que je ne t'avais pas vu, je me suis remise à éspérer. Lorsque j'ai compris que je t'avais enfin retouvé. Mon coeur s'est remis a battre. Mais ce n'était qu'un début. Le jour où il s'est réellement remis à battre, c'est le o3 Mai 2oo9. Le jour où je t'ai revu. En arrivant j'étais stressée. Je m'étais promis de ne pas pleurer. Mais c'est tellement dur. Quand je t'ai vu là, attaché dans le manège, attendant qu'on te sorte. Je me suis arrêtée a quelques mètres de toi. Je t'ai regardé. Comment j'aurais pu résister? J'ai craqué. Je me suis précipitée sur toi et je me suis mise à pleurer. De bonheur. Puis on t'a douché, et je t'ai emmener brouter. Puis Anaïs est arrivée, et j'ai pu monter. C'est fou comme ça m'a changé. Je me suis prouvée à moi même que quand on croit vraiment en quelque chose, c'est toujours réalisable. Alors je crois en ces quelques jours pendant lesquels Anaïs m'a promis que tu serais comme à moi. Parce que te revoir a redonné un sens à ma vie, une raison de battre à mon coeur, une raison de continuer à avancer. Je t'aime Poney, plus que tout, c'est certain. (l)